mercredi 12 novembre 2014

Liaisons Dangereuses : Jalousie de Sean Olin

Informations : 
Auteur : Sean Oline
Titre VO : Wicked Games
Saga : Liaisons Dangereuses 
Edition : Robert Laffont - Collection R
341 pages
17,90€

Quatrième de Couverture : 
Amours empoisonnées. Jalousie maladive et contagieuse. Secrets torrides. Vengeance à vous glacer le sang... Vous trouverez tout cela, et bien plus encore, dans le premier volet de Liaison dangereuse de Sean Olin : Jalousie.
Oseriez-vous franchir la ligne rouge ?
Peut-être que si Lilah en était restée là, les choses se seraient passées différemment pour elle, pour Carter et pour Julie. Peut-être que Lilah aurait vécu avec Carter l'histoire d'amour dont elle avait toujours rêvé. Peut-être que Julie aurait surmonté sa passion passagère pour Carter en se livrant corps et âme à la danse, au chant et au théâtre...
Il y a beaucoup de « peut-être » dans cette histoire, beaucoup de tournants aussi. Si Lilah, Carter ou Julie avaient emprunté un autre chemin, leurs vies n'auraient pas été bouleversées à ce point. Mais l'attention exclusive de Carter ne suffisait plus à Lilah. Il fallait aussi qu'elle élimine toute menace potentielle.
Parce qu'un feu vorace brûlait en elle. Le feu de la jalousie consumant tout sur son passage...


Mon Avis : 
Ce livre avait piqué ma curiosité à la présentation de celui-ci. J'aimais l'idée de la romance légère qui se termine en thriller psychotique. Il n'en fallait pas bien plus pour me faire envie. 

Jalousie a fait débat concernant sa couverture trop suggestive et des scènes trop explicites. Il n'en est rien. La couverture n'est pas plus explicite que d'autres titre dans le même genre. De plus, on est loin, vraiment très loin des scènes décrites à la Fifty Shades. Nous sommes dans la YA se rapprochant un peu du NA, un livre tout public (à partir de 14 ans, s'entend) qui suit la ligne éditoriale de la Collection R. Soit. 
J'ai commencé le livre en le dévorant, j'ai aimé la manière dont la dépression de Lilah l'enfonce inéluctablement dans la psychose et plus elle s'enfonce, plus elle perdra ce qui lui tient le plus à coeur : sa relation avec Carter. Plus ça va, pire c'est. Plus Carter a peur, plus il aura peur de rompre de peur qu'elle ne se fasse du mal. C'est un cercle vicieux qui n'a pas de fin. Carter sera déchiré entre sa relation avec Lilah qui coule et son attirance avec Julie qu'il rencontre à cette fête où toute l'histoire commence. 
Entre culpabilité et "bien-être", le roman flirte entre deux eaux. La tension est bel et bien au rendez-vous et la première partie est prenante et convaincante. J'ai aimé cet escalier émotionnel, qui monte, qui monte jusqu'à faire douter la victime. Mais ce que j'ai moins aimé c'est porte de sortie que l'auteur a pris. Cette fin était trop facile, trop attendue et a donc tué tout le bien que je pensais de ce livre dans l'oeuf. C'est donc retombé comme un soufflé. Et a fini de me décevoir un peu. 

Ce que j'ai détesté Lilah. Autant, au début, j'ai eu de la peine pour cette fille dépressive qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans le délire paranoïaque. Plus j'avançais dans le récit, moins j'avais de compassion pour elle et je l'aurais presque poussé sous une voiture, car rien de l'arrête, absolument rien. Quand elle l'a  en tête, elle ne l'a pas ailleurs. Revancharde et psychotique, Lilah est à taper/gifler/batter (nouveau mot pour dire taper à la batte, c'est nouveau, ça vient de sortir) : biffer la mention inutile. Ce que j'ai trouvé un peu facile, ce sont les parents démissionnaires. Certes on voyait la mère de temps à autre, mais elle n'aurait pas eu de fille ça aurait été pareil. Le père ? Ah bon il existe ? Quand les gens extérieurs parlent du problème de leur fille, ils sont de vilains méchants qui veulent salir leur fille et ne s'inquiètent pas outre mesure de la santé mentale de Lilah. 
Parlons un peu de Carter à présent. Dans la toute première partie, j'ai trouvé qu'il avait tout pour lui même le caractère. Il avait l'air d'être bien dans ses bottes et savait ce qu'il voulait et ne voulait pas, mais il a été pris en otage par le chantage de Lilah et a rapidement culpabilisé d'avoir fauté. La culpabilité venait surtout du fait qu'il avait peur que Lilah se fasse vraiment du mal. Jusque là tout va bien. Mais une fois plus loin, il se rend bien compte que les choses vont trop loin, que ça dérape, qu'il est temps d'arrêter les frais. Mais il continue. Et à partir de là, mon estime commence tout doucement à baisser, sa lâcheté prend le dessus et il attend le dernier moment pour faire ce qu'il aurait dû faire depuis le début. Mais alors la fin. La fin. J'ai eu envie de hurler tellement elle n'était pas crédible et trop facile. C'est un peu l'arroseur arrosé et le raccourci est trop énorme pour être crédible et tenir la route. Et c'est son retournement de veste qui m'a tué mon plaisir de lecture tant l'incohérence est énorme. 

En somme j'ai beaucoup aimé la première partie et le début de la deuxième partie qui m'a fait passé un excellent moment, mais la fin ne tient pas la route sur le plan psychologie du personnage. Je peux très bien concevoir que l'on change, mais là c'est trop brutal pour que l'on puisse intégrer le changement et qu'on puisse le considérer comme crédible. Là où on aurait pu avoir un récit intéressant on tombe dans la facilité trop facile (oui double facile, parce que c'est tropico).

4 commentaires:

  1. Malgré ton avis qui semble un peu mitigé surtout en lien avec la fin, je suis tout de même curieuse de le découvrir surtout pour le côté psychologique !!! Très bel avis Miss :-)

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    1. Le côté psychologique était sympa, jusqu'à la fin ...
      Merci :*

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